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Cake à la courge Butternut

C'est la pleine saison des grosses et petites courges !

Un fruit que j'ai eu le plaisir de découvrir en m'installant au Québec. Étrangement, ces cucurbitacées n'avaient jamais trouvé leur place dans nos menus alsaciens.
Tiens, il faudrait bien que je demande à ma chère maman pourquoi...

Aliment par excellence des peuples autochtones, sa consommation perdure sur nos terres, et depuis quelques années, il en est de même dans la lointaine Hexagone.

J'ai eu le bonheur de les semer, couver, repiquer, récolter et enfin déguster du temps où je mettais mon corps à rude épreuve lors des travaux maraîchers à La Ferme de la Berceuse.

Depuis, je me suis lancé dans moult recettes : du très classique potage aux variations infinies, jusqu'aux gratins, grillades, galettes, confitures, et j'en passe. Ce fruit à la chair naturellement sucrée se prête d'ailleurs admirablement à la confection de desserts. 

Il suffit simplement de choisir la bonne variété !
Potimarron, Butternut (doubeurre), Ambercup ou Sweet Dumpling sont mes préférées pour toutes les préparations douces.
Ainsi, ce cake a été réalisé avec une belle courge Butternut biologique de La Ferme de la Berceuse, et c'est une vraie réussite ! 

Et tant qu'à avoir une aussi belle courge sous la main, j'ai sorti deux moules pour garnir mon congélateur et ne pas faire chauffer mon four à moitié pour rien.

Derrière sa texture incroyablement moelleuse et son glaçage gourmand, ce cake cache de belles vertus :
La courge apporte une sucrosité naturelle qui permet de réduire grandement l'ajout de sucre raffiné (100g seulement pour tout le gâteau !). 
L'alliance de la chair de courge et de la poudre d'amande offre une belle dose de fibres et d'acides gras insaturés. 
Résultat, un gâteau rassasiant avec un index glycémique bien plus doux qu'une pâtisserie classique à la farine blanche. 
La Butternut regorge de bêta-carotène (provitamine A) et d'antioxydants, tandis que la cannelle aide naturellement à réguler la glycémie.
Une belle façon de se faire plaisir sans aucune culpabilité !

Et sans le glaçage ?
En retirant le glaçage au fromage à la crème et au sucre à glacer, le gâteau gagne encore en légèreté ! 

Pour une portion de 2 tranches :
Avec 5,5 g de fibres et 12g de protéines pour deux tranches, c'est une collation ou un déjeuner particulièrement rassasiant qui évite les fringales de fin de matinée.
Le sucre provient quasi exclusivement du sucre incorporé dans la pâte et de la courge elle-même. 
L'essentiel des lipides vient de la poudre d'amande, riche en acides gras mono-insaturés excellents pour le cœur. 

Petit conseil technique en cuisine :
Lorsque vous allez mélanger la courge râpée à la pâte, le résultat sera très épais et collant. Ne paniquez pas ! Dès que vous commencerez à incorporer délicatement les blancs d'œufs montés en neige, la préparation va se délier pour devenir souple et facile à travailler. 
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INGRÉDIENTS 
  • 500 g de courge butternut (env. 300 g râpée) + les graines grillées
  • 4 œufs (séparer les jaunes et les blancs) 
  • 100 g de sucre (garder 25g pour les blancs en neige) 
  • 40 g de beurre fondu 
  • 170 g de poudre d'amande 
  • 75 g de farine 
  • 1 sachet (11 g) de poudre à pâte 
  • 1 c. à café de cannelle moulue 
  • 1 pincée de muscade ou de gingembre OU 2 c. à café des épices à pain d'épices de mes amis De Cru
  • À tester : morceaux de gingembre, de citron ou d'orange confits dans la pâte... J'ai hâte !
Glaçage
  • 300 g de fromage à la crème
  • 35 g de sucre à glacer
  • Zeste fin de ½ citron bio
  • Graines de courge grillées
  • Zestes de citron en lanières

PRÉPARATION 
Préchauffez le four à 180 °C (350 °F). 
  1. Épluchez la courge, ôtez les graines et râpez la chair (environ 300 g). 
  2. Pressez la courge râpée dans un linge propre pour en extraire le maximum de liquide. 
  3. Dans un grand bol, fouettez les jaunes d'œufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Incorporez le beurre fondu, la farine, la poudre d'amande, la poudre à pâte et la cannelle. Ajoutez la chair de courge râpée et mélanger grossièrement. 
  4. Montez les blancs d'œufs en neige. Lorsqu'ils commencent à mousser et à former des pics mous, ajoutez les 25 g de sucre conservés en deux fois. Cela permet de « serrer » les blancs : le sucre stabilise la mousse, empêche les blancs de grainer ou de retomber et leur donne une texture brillante et ferme.
  5. Incorporez-les délicatement à la préparation à l'aide d'une spatule avant de verser dans un moule à cake beurré et fariné et enfournez pour 45 à 50 min. 
  6. Vérifez la cuisson avec la pointe d'un couteau.
  7. Démoulez et laissez tiédir sur une grille avant de l'emballer dans un film alimentaire et de réserver le cake au frigo pour toute la nuit. 
Le lendemain
Fouettez le fromage à la crème avec le sucre à glacer et le zeste fin de citron. Étalez sur le gâteau frais et décorez avec les graines grillées et lanières de zeste.

L'astuce fraîcheur : 
Si vous souhaitez supprimer le glaçage pour proposer une option allégée, préparez un bol de yogourt grec (nature ou légèrement sucré) en y incorporant le zeste fin d'un citron biologique.

Au moment de déguster, vous pourrez déposer une généreuse cuillerée de ce mélange bien frais directement sur la tranche de cake. Le contraste entre le moelleux aux épices et l'onctuosité acidulée du yogourt est un pur délice !

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Alors ? C'est un vrai régal ! 
Le gâteau offre un moelleux incomparable, les arômes d'épices et de citron restent subtils et délicats, et chaque bouchée appelle la suivante. 
À vos fourneaux, et donnez m'en des nouvelles !


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Shokupan

Si vous cherchez la recette ultime de pain de mie — celle qui offre une mie  incroyablement moelleuse et une conservation naturelle sans égal —, vous êtes au bon endroit.

Aujourd'hui, je vous emmène au Japon à la découverte du Shokupan. 
Au Japon, Shoku signifie « manger » ou « repas », et Pan veut dire « pain » (un mot emprunté au portugais pão au XVIᵉ siècle !). 
Le Shokupan, c'est donc littéralement le « pain repas » : ce grand pain blanc de table, quotidien et réconfortant, à la mie d'une tendreté absolue.

Pour obtenir cette texture unique, j'utilise la méthode traditionnelle du Yudane.

Proche du Tangzhong (qu'on va retrouver dans une autre recette), le Yudane consiste à ébouillanter une partie de la farine avec de l'eau (ou du lait) bouillant la veille de la pétrissée. Cette pré-gélatinisation de l'amidon permet à la pâte d'absorber et de retenir une quantité d'eau bien supérieure à une méthode classique.

Le résultat à la dégustation est tout simplement magique :
  • Une mie filante et aérienne, fondante en bouche.
  • Une conservation prolongée : le pain reste naturellement moelleux pendant plusieurs jours, sans jamais sécher.
  • Un parfum délicat, subtilement lacté, idéal pour vos toasts du matin ou vos sandwichs.

J’utilise un moule Pullman (moule rectangulaire fermé) pour cette recette, car ses parois hautes permettent à la pâte de bien se développer verticalement.

Cependant, contrairement à la cuisson classique du pain de mie en moule Pullman fermé, je n’utilise pas le couvercle lors de la cuisson ! 
Ça permet à mon Shokupan de bien gonfler et de développer cette superbe calotte bombée et dorée que vous voyez sur la photo, pour un rendu encore plus gourmand et aéré.

Attention : les dimensions des moules varient d’une cuisine à l’autre. Dans cette recette, je vous donne les proportions exactes pour mon moule (L31 x l13 x h12), mais pensez bien à ajuster la quantité totale de pâte en fonction du volume de votre propre moule pour obtenir un développement parfait sans débordement.

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INGRÉDIENTS

Le Yudane (à préparer la veille)
  • 160 g de farine de force (Manitoba ou Tipo 00)
  • 160 g d'eau bouillante 

La Pâte (Jour J)
  • 515 g de farine de force
  • 11 g de levure boulangère sèche
  • 50 g de miel 
  • 10 g de sel
  • 13 g de lait en poudre
  • 80 g d'œuf entier battu (~1,5 œuf)
  • 335 g de lait froid
  • 55 g de beurre demi-sel ramolli
  • Le Yudane 
  • 1 œuf battu pour la dorure

PRÉPARATION

La veille – Le Yudane
  1. Verser 160 g de farine dans un bol résistant à la chaleur.
  2. Faire bouillir 160g d'eau et verser directement sur la farine.
  3. Mélanger vivement à la spatule jusqu'à obtention d'une pâte ferme. Finaliser en malaxant la masse avec les mains.
  4. Filmer au contact et réserver au réfrigérateur pendant 12 à 24 heures.

Le lendemain
  1. Sortir le Yudane 15 min avant et le découper en 6 à 8 morceaux.
  2. Délayer la levure et le miel dans une petite partie du lait tiédi. 
  3. Dans le bol du robot, verser la farine, le sel, le lait en poudre, le reste de lait froid, le mélange lait/levure/miel, l'œuf battu et les morceaux de Yudane.
  4. Pétrir au crochet 5 min à vitesse lente, puis 6 min à vitesse moyenne.
  5. Incorporer le beurre demi-sel ramolli et pétrir à vitesse moyenne pendant 8 à 10 minutes jusqu'à formation d'un beau voile.
  6. Former une boule, couvrir et laisser pousser 1 h à 1 h 30 (la pâte double de volume).
  7. Dégazer doucement et diviser en 4 pâtons d’environ 347 g. Bouler, recouvir d’un linge et laisser détendre 10 min.
  8. Farinez le plan de travail, avec un rouleau étaler chaque pâton en rectangle.
  9. Rabattre le tiers inférieur vers le centre, puis le tiers supérieur par-dessus. Donner 1/4 de tour et rouler la bande de façon serrée. Au besoin retirez l’excédent de farine.
  10. Disposer les 4 boudins côte à côte dans le moule Pullman beurré.
  11. Laisser pousser de 45 à 60 minutes avec un linge légèrement humide

Préchauffer le four à 350ºF (180ºC)

  1. Lorsque la pâte atteint 1 cm du bord supérieur, dorer au pinceau ou glisser complètement le couvercle pour avoir un pain bien carré.
  2. Enfourner pendant 38 à 40 minutes. Démouler immédiatement sur une grille.
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Parce qu'on est jamais à court de bons conseils, en voici deux :

1 - Le choix de la farine : L'élément clé de la mie filante

Pour réussir un Shokupan digne des meilleures boulangeries japonaises, le choix de la farine est crucial : il vous faut absolument une farine de force (riche en gluten).

Le pourcentage de protéines (12 % à 14 %) : La méthode Yudane apporte énormément d'eau à la pâte, sans compter les liquides enrichis (lait, œufs). Pour piéger toute cette humidité et permettre au pain de pousser très haut dans le moule sans s'affaisser, le réseau glutineux doit être extrêmement solide et élastique.

L'indice de force W (W300 à W360) : Si vous achetez des farines italiennes ou spécialisées, privilégiez un indice W élevé (idéalement autour de W360). Cette force boulangère exceptionnelle permet de supporter la haute hydratation du Yudane et les fermentations longues sans que la structure ne relâche.

  • Au Québec : Privilégiez la farine à pain (Bread Flour) à haute teneur en protéines (12,5 % à 14 %), ou une farine tout-usage non blanchie très forte (comme la King Arthur Bread Flour ou la Robin Hood enrichie en gluten).
  • En France : Optez pour une farine T45 de force, une farine spéciale brioche, ou de la farine Manitoba italienne (W350-W360). Une T55 ou T65 classique sera trop faible et donnera une mie plus dense et moins alvéolée.

Pourquoi c'est décisif ? C'est ce réseau glutineux ultra-résistant, combiné au gel d'amidon du Yudane, qui donne au Shokupan sa fameuse mie "filante" que l'on peut effilocher avec les doigts comme de la brioche.

2 - Le secret pour une dorure parfaite et uniforme

Pour obtenir cette superbe calotte brillante et bien dorée sans grumeaux ni traces d'œuf cuit sur la croûte :

Bien battre l'œuf entier avec une petite pincée de sel ou une goutte de lait pour le liquéfier.
Passez l'oeuf battu à travers une fine passoire. Cela permet d'éliminer la chalaze (le petit filament blanc) et les morceaux d'albumine plus épais.
Vous obtiendrez un liquide parfaitement homogène qui s'étale en un film lisse et fluide au pinceau, garantissant une couleur dorée, uniforme et professionnelle à la sortie du four.

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Cake au gingembre

Dites donc, ça fait un bail, hein ?

Pas que j'aie abandonné maryse et planche à découper, ni four et bol à mélanger, mais bon, c'est la vie…

Hier, juste avant d'aller bosser, j'ai eu envie de cuire un petit cake pour notre déjeuner dominical. Évidemment, ceux qui me connaissent savent que je suis efficace dans l'urgence. 
Pour preuve, j'ai emballé ledit cake juste avant d'enfourcher ma moto pour aller bosser. Je suis arrivé à l'heure...
Et ce matin, douceur dans l'assiette :)

Ce cake réclame une dose de gingembre confit. Je n'en avais pas, alors vite j'ai sorti quelques morceaux du congélateur et les ai confits une trentaine de minutes dans un sirop. 
Pas d'additif, conservateur, exhausteur de goût, antiagglomérant ou je-ne-sais-quoi. 
Juste du sucre, de l'eau (à part égale) et du gingembre.

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INGRÉDIENTS
  • 250 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique 
  • 7g de gingembre en poudre  
  • 3g de cannelle en poudre
  • 1g de muscade en poudre
  • 1 pincée de sel
  • 4 oeufs
  • 150g de cassonade
  • 125 g de beurre doux fondu et refroidi
  • 40g de miel doux (ou sirop de gingembre)
  • 200g de lait  
  • 50g de gingembre confit en petits dés

PRÉPARATION
Préchauffer le four à 170°C (340ºF)
  1. Dans un saladier, tamiser la farine, la levure chimique, le gingembre en poudre, la cannelle, la muscade en poudre et le sel.
  2. Dans un second saladier, fouetter les œufs avec la cassonade. 
  3. Ajouter le miel (ou le sirop de gingembre), puis verser le beurre et le lait. 
  4. Mélanger bien jusqu'à obtenir un mélange homogène.
  5. Incorporer les ingrédients secs au mélange liquide et mélanger jusqu'à obtenir une pâte lisse. 
  6.  Ajouter les morceaux de gingembre confit et mélanger délicatement.
  7.  Chemiser un moule à cake avec du beurre et un peu de farine, verser la pâte et enfourner pour 45 à 50 minutes, jusqu'à ce qu'une lame de couteau ressorte sèche.
  8. Démouler, laisser tiédir et envelopper dans un film alimentaire. Réserver au frigo pour la nuit.
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Astuces : Le miel apporte du moelleux et une légère note florale — privilégiez un miel neutre (acacia) pour ne pas dominer le gingembre. La muscade se marie parfaitement avec la cannelle, mais dosez-la avec parcimonie. 

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Un beau cake à la croûte dorée, une mie généreusement parfumée aux épices, et de temps en temps un petit morceau de gingembre qui vient titiller une papille. Facile, rapide et délicieux !

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Galettes à la tomate - domatokeftedes

Eh bien, voilà une recette que j’ai eu raison de tenter en cette torride journée de fin d’été. 

Même si je ne suis pas particulièrement adepte des fritures, il faut reconnaître qu’il serait dommage de se priver d’une nouvelle expérience culinaire. Et celle-ci mérite vraiment d’être partagée. 

Les étals regorgent de tomates bien mûres, de beaux oignons dodus et d’herbes aromatiques parfumées. Hachés finement, tous ces ingrédients se mêlent en un festival de couleurs et de saveurs, avant de grésiller doucement à la poêle. 

Et si l’on ajoute une touche généreuse d’une sauce onctueuse à base de feta et de yaourt grec, les papilles se laissent emporter sans résistance. 

Les domatokeftedes, ces galettes de tomates croustillantes, sont une spécialité emblématique des Cyclades, et plus particulièrement de Santorin. Là-bas, les sols volcaniques et le climat aride donnent des tomates petites, charnues et incroyablement parfumées, parfaites pour cette recette. 

Il y a fort longtemps, j’ai navigué à travers l'immense cratère explosé de Santorin, sans malheureusement m’y arrêter. Je garde pourtant l’impression vive de ces maisons blanches accrochées à flanc de falaise, tableau saisissant d’une époque lointaine, bien avant que l’île ne croule sous les cohortes de vacanciers pressés et les ravages esthétiques du tourisme de carte postale numérique.
 
Les domatokeftedes, préparées depuis des générations dans les foyers insulaires, incarnent encore cette authenticité perdue : des saveurs simples, solaires, et profondément liées à leur terre d’origine.

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INGRÉDIENTS 
Pour environ 10 galettes 

  • Environ 400g de tomates (ou tomates cerises) bien mûres 
  • 1/2 oignon rouge ou 1 échalote 
  • 1 petit piment (optionnel) 
  • 10 branches d’aneth 
  • 10 branches de persil plat 
  • 1 c. à café d’origan (frais ou séché) 
  • 5 à 8 c. à soupe de farine (à ajuster selon la texture) 
  • Sel et poivre 
  • Huile d'olive 

La sauce 
  • 160 g de yaourt grec 
  • 100 g de feta grecque brebis et chèvre 
  • 5 branches d’aneth 
  • Un peu de menthe fraîche 
  • 1 gousse d’ail

PRÉPARATION
  1. Laver et couper les tomates avant de les épépiner, de les hacher en petits dés et laisser égoutter quelques minutes dans une passoire. On peut presser les dés de tomate entre les mains pour aider à retirer un maximum de jus. 
  2. Émincer finement l’oignon (ou l'échalote) et le piment. 
  3. Hacher les herbes. 
  4. Dans un saladier, verser les tomates, l'oignon, le piment et les herbes. Saler, poivrer et ajouter la farine une cuillère à la fois. 
  5. Mélanger jusqu’à obtenir une préparation souple et collante, mais pas liquide. 
  6. Laisser reposer 10 à 15 minutes pour que la farine absorbe l’excédent d’humidité. 
  7. Préparer la sauce en mélangeant le yaourt, la feta émiettée, l’ail pressé, l’aneth et la menthe ciselés. Réserver au frais. 
  8. Chauffer ½ cm d’huile dans une poêle. 
  9. Prélever une cuillère à soupe de préparation, déposer dans l’huile chaude et aplatir légèrement avec le dos de la cuillère. 
  10. Cuire 3 à 4 minutes par face à feu moyen, jusqu’à obtenir une belle coloration dorée. 
  11. Égoutter les galettes sur du papier absorbant et déguster aussitôt avec la sauce yaourt-feta.
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Au final, c’est un plat qui se mange avec les doigts, sans façons, mais avec cette satisfaction immédiate : le bonheur tient parfois dans une simple galette de tomates.


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Riste d'aubergine

Le riste d’aubergines, cousin de la ratatouille, joue la carte de la simplicité : de l’aubergine, de la tomate, une touche d’ail, d’échalote, de basilic… et de la patience. 

Cette préparation est très proche de la ratatouille, mais elle se concentre essentiellement sur l’aubergine et la tomate, relevée d’ail, d’échalote et de basilic. La cuisson lente permet aux aubergines de perdre leur amertume et de s’imprégner des saveurs de la sauce, donnant ce côté presque confit si apprécié.

Et pour briller à table : riste vient de l’italien ristare, « faire revenir » ou « laisser mijoter ».

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INGRÉDIENTS

  • 3 grosses aubergines
  • Huile d’olive
  • 2 échalotes
  • 3 gousses d’ail
  • 6 à 8 tomates bien mûres 
  • 1 c. à soupe de concentré de tomates (facultatif, pour renforcer le goût)
  • 1 c. à café de sucre (facultatif, pour corriger l’acidité)
  • Herbes aromatiques (thym, laurier, romarin)
  • Sel, poivre
  • Basilic frais (au moment de servir)

PREPARATION

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

    Cuisson des aubergines

    1. Laver et couper les aubergines en cubes d’environ 1 cm.
    2. Les mettre dans un plat à gratin, arroser de 3 à 4 c. à soupe d’huile d’olive, mélanger.
    3. Enfourner pour 1 h, en mélangeant toutes les 15 minutes.

    Sauce tomate

    1. Éplucher et hacher finement les échalotes et l’ail.
    2. Faire chauffer 2 c. à soupe d’huile d’olive dans une cocotte.
    3. Ajouter l’ail et l’échalote, faire revenir 5 min à feu doux/moyen.
    4. Monder les tomates : plonger 30 sec dans l’eau  bouillante,  peler puis couper grossièrement.
    5. Ajouter les tomates dans la cocotte avec les aromatiques, le concentré de tomates (facultatif) et le sucre.
    6. Couvrir et laisser mijoter 20 à 25 min, jusqu’à obtenir une sauce épaisse et parfumée.

    Préchauffer le four à 200–205°C (400°F)

    1. Ajouter les aubergines confites dans la sauce tomate, bien mélanger.
    2. Enfourner 15 minutes.
    3. Rectifier l’assaisonnement en sel et poivre.

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    Le riste se déguste chaud, froid, en accompagnement, en entrée, ou sur un bout de pain grillé. 

    Le petit plus : parsemer de basilic frais avant de servir.



    Pichade de Menton

    Dans ma cuisine, ça commence par le crépitement discret de l’huile d’olive dans ma grosse poêle en fonte. 

    J'y jette les oignons, l’ail, puis les tomates pelées et épépinées. 
    Très vite, la pièce se remplit d’un parfum à la fois sucré et acidulé : ça sent déjà le Sud. 

    Les tomates s’affaissent doucement, se lient aux oignons, se transforment en une compotée rouge sombre, épaisse et brillante. Je touille, je goûte, j’attends que ça confise comme il faut. 

    Pendant ce temps, je prépare la pâte à pain sur laquelle je vais étendre ma préparation de tomates. J'y ajouterais quelques olives noires et des filets d'anchois avant d'enfourner le tout. 

    Et là, sans bouger de chez moi, je me retrouve à Menton. Le même parfum flotte dans ses ruelles écrasées de lumière, entre les façades ocre et les volets verts. La pichade, c’est exactement ça : une cuisine modeste et généreuse, qui transforme trois ingrédients du marché en un plat chargé de Méditerranée.

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    INGRÉDIENTS

    Pour la pâte :
    • 250 g de farine
    • 7 grammes de levure de boulanger sèche (ou 15 g de levure fraîche)
    • 15 cl d’eau tiède
    • 2 c. à soupe d’huile d’olive
    • 1 pincée de sel

    Pour la garniture :
    • 1 kg d’oignons jaunes
    • 4 belles tomates bien mûres (pelées et épépinées)
    • 2 gousses d’ail
    • 3 c. à soupe d’huile d’olive
    • 1 branche de thym
    • 1 feuille de laurier
    • 10 filets d’anchois à l’huile
    • Quelques olives noires 
    • Sel, poivre
    • Quelques feuilles de basilic pour la finition
     
    PREPARATION

    La garniture
    1. Émincer les oignons.
    2. Les faire revenir doucement dans l’huile d’olive avec l’ail, le thym et le laurier.
    3. Ajouter les tomates pelées, épépinées et concassées.
    4. Laisser compoter 45 min à 1h : le mélange doit réduire et devenir confit, bien concentré.
    5. Saler légèrement, poivrer, retirer laurier et thym.
    6. Laisser tiédir.

    La pâte
    1. Pendant que la garniture confit, délayer la levure dans un peu d’eau tiède.
    2. Mélanger farine, sel, huile d’olive et levure. Ajouter l’eau petit à petit.
    3. Pétrir jusqu’à obtenir une pâte souple.
    4. Couvrir et laisser lever 1h dans un endroit tiède.
    Montage
    Préchauffer le four à 200°C (390°F)
    1. Étaler la pâte sur une plaque huilée ou recouverte de papier cuisson.
    2. Répartir uniformément la compotée d’oignons et tomates.
    3. Disposer les filets d’anchois, ajouter quelques olives noires.
    Cuisson

    Enfourner sur une plaque chaude pendant 25 à 30 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée sur les bords.

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    La première bouchée de pichade, est un voyage direct sur la Côte d'Azur. 
    La pâte croustille légèrement sous la dent, puis laisse la place au velouté de la tomate confite. Douceur sucrée, acidité délicate : on croirait mordre dans un rayon de soleil réduit à l’état de confiture salée. 

    Juste derrière, l’anchois surgit, franc, iodé, comme une éclaboussure de mer sur les rochers. Les olives noires suivent, plus sombres, plus amères, apportant une gravité qui équilibre la danse. 


    La pichade se mange tiède ou froide, se garde 2 jours au frais et se réchauffe doucement au four.

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    Ratatouille idéale

    On ne présente plus ce plat emblématique de la Provence, ce doux pays des cigales en folie. La saison des fruits et légumes bat son plein : l’occasion idéale d’en profiter, et même d’en remplir le congélateur en prévision des jours à -30 !

    Pourquoi cette méthode est-elle si idéalement savoureuse ? 
    Parce que chaque légume cuit séparément, ce qui lui permet de garder toute sa personnalité, sa texture fondante et son parfum unique. 

    Une fois cuits, on les réunit dans une cocotte, on les mêle délicatement… et là, c’est la magie : les saveurs se marient sans se confondre. 

    Pour les amateurs de ratatouille confite, laissez-la poursuivre sa cuisson doucement au four : la chaleur enveloppante concentrera les arômes.

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    INGRÉDIENTS
    (pour 4 personnes) :
    • 2 aubergines
    • 2 courgettes
    • 2 poivrons de couleur
    • 4 grosses tomates bien mûres
    • 2 oignons
    • 3 gousses d’ail
    • Huile d’olive
    • Thym, romarin, 1 feuille de laurier
    • Sel, poivre
    • Basilic frais pour le service

    PRÉPARATION
    1. Laver tous les légumes.
    2. Couper les aubergines et courgettes en cubes de 2 cm.
    3. Épépiner les poivrons et les couper en lanières.
    4. Éplucher et émincer finement les oignons.
    5. Éplucher et hacher l’ail.
    6. Peler les tomates, épépiner et couper la chair en morceaux.
    7. Aubergines : chauffer 2 c. à soupe d’huile d’olive dans une grande poêle, cuire à feu moyen jusqu’à ce qu’elles soient dorées mais encore fermes. Saler légèrement. Réserver.
    8. Courgettes : même opération, mais en cuisson rapide pour garder du croquant. Réserver.
    9. Poivrons : cuire dans un filet d’huile jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Réserver.
    10. Oignons : Dans une cocotte, chauffer un peu d’huile d’olive. Faire revenir les oignons jusqu’à légère coloration.
    11. Ajouter l’ail, puis les tomates et le bouquet garni. Saler, poivrer.
    12. Laisser mijoter à découvert pour obtenir une sauce légèrement épaisse.
    13. Ajouter dans la cocotte les aubergines, courgettes et poivrons.
    14. Mélanger délicatement pour ne pas abîmer les morceaux.
    15. Laisser mijoter à feu très doux 10 min maximum — juste pour que les saveurs se mêlent, sans réduire les légumes en purée.
    16. Retirer le bouquet garni, rectifier l’assaisonnement.
    17. Ajouter un filet d’huile d’olive cru et quelques feuilles de basilic juste avant de servir.

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    À déguster tiède ou à température ambiante, sur une tranche de pain doré à l’huile d’olive façon bruschetta, ou en accompagnement d’un poisson grillé.



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