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Les Tontons Flingueurs

Les Tontons Flingueurs
Un nom de resto qui fait référence à un film culte des années 60, un menu qui annonce moules et frites à volonté, une belle soirée entre amis qui s'annonce, malgré la pluie battante et 45 minutes de métro.
À deux pas de la station de métro Côtes-des-Neiges ce resto est accueillant et rappelle un grand bistro français.
La musique est hexagonale, on saute de Dutronc à Joe Dassin, en passant par Claude François, Aznavour ou Boris Vian en observant que si personne ne possède leurs œuvres musicales, tout le monde connaît leurs tubes.

Nous sommes huit, les tables sont loin d'être complètes, deux serveurs courent un peu partout pour prendre les commandes.
Les cocktails arrivent, hélas il n'y a plus de jus de canneberges pour faire des Cosmos. Le supermarché juste à coté doit être en rupture de stock...

Enfin nos bols de moules arrivent. 
Accompagnés de leurs frites. Blanches. Pas assez cuites.
La sauce marinière se résume à un oignon grossièrement coupé dans son jus qui possède toutefois un léger goût de vin blanc. Beaucoup de moules restent obstinément fermées, je n'insiste pas. D'autres par contre sont trop cuites et farineuses.
Mon voisin a commandé un burger à l'agneau et foie gras poêlé. Bien lui en a pris.

Nous commandons immédiatement un deuxième bol de moules qui mettra pas loin de 20 minutes à trouver le chemin de notre table. Il m'est avis qu'un petit rodage est nécessaire avant de lancer la formule moules/frites à volonté.

Catastrophe. L'une après l'autre les moules sont closes et refusent de montrer le bout de leur muscle orangé.
Déception, car il est quasi impossible de rater la cuisson de ces bivalves...
Le prix n'est pas indiqué sur le miroir qui fait office d'affiche promotionnelle, mais à 21,95$ j'aurais aimé manger un peu plus de 12 moules...

Profiteroles...
Le dessert de mon voisin arrive. Il a commandé des profiteroles au chocolat. Houla...
La décoration de l'assiette est simpliste, une couche de chocolat au lait tapisse le fond de l'assiette et trois petits choux (fait maison ?) sont recouvert de chocolat amer granuleux trop cuit. Nous demandons au serveur d'en avertir le chef, mais cinq minutes plus tard nous voyons le même dessert partir vers une autre table.

Si je me fie à leur page Facebook, aux commentaires dithyrambiques, nous sommes tombés sur une mauvaise soirée. 

Le patron nous offrira une carte pour une table d'hôte gratuite, un geste sympathique mais nous aurions préféré profiter de notre souper.

Au fait, si vous n'avez pas encore vu ce film culte, vous pouvez être certain de passer une bonne soirée avec les Tontons Flingueurs.


Les Tontons flingueurs
5190, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal

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Nonya - cuisine indonésienne

Une avenue qui change de nom, un pont à traverser et nous voilà aux frontières du Mile End et d'Outremont...
Ce restaurant est une heureuse découverte qui me ramène trois ans en arrière, alors que nous profitions de l'incroyable générosité de la cuisine balinaise. 
La cuisine indonésienne est un peu comparable à ce que l'on peut trouver au Cambodge. Le feu délicieusement intense des piments thaïlandais sont loin, ici tout repose sur les subtils mélanges des épices et des herbes aromatiques.
Feuille de betel, de pandanus ou de bananier qui servent de papillotes et transmettent leurs parfums aux mets ;  citronnelle, kéfir, galanga, gingembre... 
N'eut été la neige qui recouvrait les trottoir de ce coin du Mile End, les envoûtants parfums, la décoration et l'affabilité du propriétaire Yvan, l'illusion du voyage est parfaite.
Il aurait pu nous sortir une cuisine "type-indonésienne-passe-partout", mais non, on a l'impression de manger chez sa maman !
Le tilapia en feuille de bananier est une explosion de saveurs, et me fait penser au amok. La soupe de curry est divine, le canard confit croustille sous la dent, le sate ayam (brochette de poulet grillé) a un goût de terrasse avec vue sur mer. 

Je ne suis pas fan (mais alors pas du tout) de cette invention diabolique qu'est le tofu, mais nappé de sauce au coco et curry jaune ça passe un peu mieux. Mes voisins tofuphiles étaient enchantés et prenaient un malin plaisir à y trouver un intérêt gastronomique aussi peu crédible qu'un végétarien vantant les bienfaits d'un tartare de bœuf.

L'Asie n'est pas réputée pour ses desserts, en tout cas pas à notre goût, mais le pudding tiède au riz noir, la crème brûlée parfumée au pandanus (oh arrêtez de rire, cette plante existe vraiment) et la pana cotta à la citronnelle sont d'excellentes variations.

Le menu à 45$ est complet et les portions généreuses. Je vous défie de vous sentir affamés après de telles agapes.
Vous n'avez pas le temps de partir à l'autre bout du monde ? Alors rendez-vous chez Nonya.

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Les 400 coups

Que l'on m'en mette 100 de plus !
Des coups comme ça j'en prendrais tous les jours...
Je l'ai dit et répété, Patrice Demers me fait vibrer. Attention, qu'il n'y ait aucun malentendu, je parle juste de son attitude et de sa cuisine. Sa façon d'aborder les préparations et de simplifier au maximum les processus de ses desserts pour que le commun des mortels puisse lui aussi se sentir chef le rende humain. Nous avons assez subis ces chefs prétentieux et imbus de leur personne, pour qui la cuisine est un art que nous ne pourrions jamais aborder sans avoir fait des années d'études ou être passés par les cuisines des chefs étoilés de l'Hexagone au grand complet. Les vociférations et les gesticulations de ces stars des fourneaux sont devenues insupportables et totalement déplacées à l'heure où l'on insiste pour que madame Dupont ou matante Tremblay remette la main à la pâte et jette aux orties ses menus de plats livrés à domicile.
TOUT LE MONDE PEUT CUISINER !

Pour en revenir à notre sujet, monsieur Demers, chef pâtissier de son état, en collaboration avec le chef cuisinier Marc-André Jetté et la sommelière Marie-Josée Beaudoin se sont fait plaisir en ouvrant un délicieux petit resto dans le vieux Montréal. À un jet de pierre de l'hôtel de ville, à coté du château Ramezay,  à cinq petite minutes à peine du métro Champs de Mars et vous voilà entre de très bonnes mains. Les plafonds sont perdus aux cieux, la déco urbain est chaleureuse, on s'y sent bien.
Le menu du midi est d'une simplicité et d'un prix déconcertant : 20 ou 25$... 
Oui, vous avez bien lu, il ne vous en coûtera que cette modeste somme pour excellemment bien manger, incroyable non ?
Pour 20$, deux services au choix, et pour 5$ de plus les trois services. Les vins au verre oscillent entre 7 et 12$, pour les bouteilles pas de secret, la SAQ et ses taxes démentielles sont passées par là...
Le carpaccio en entrée est délicat et fondant. Mon papa en 100% pur Alsacien s'est décidé pour la terrine de porcelet et a menacé d'aller dévaliser la chambre froide...
La tablée au (presque) complet a optée pour le poisson, du doré parfaitement cuit, du maquereau croustillant et moi pour ne pas faire comme tout le monde j'ai pris la bavette.
Il n'y a tout simplement rien à dire, c'était parfait, très bien cuit, très bien présenté, très bien servi. 
La présence discrète de la sommelière est efficace sans jamais être oppressante (je travaille en restauration et suis TRÈS critique...).


Le dessert. Je répète : LE DESSERT.

Impossible de résister au petit pot de crème au chocolat, caramel et sel de Maldon qui a fait sa renommée. Je sais maintenant que je serais prêt aux pires bassesses pour ce dessert !
J'ai également goûté au vert : un pot de yogourt au chocolat blanc, granité de pomme verte, un peu de coriandre, de pistache et une bonne huile d'olive. Ah ! la fraîcheur et la légèreté d'un dessert pas trop sucré, le choix idéal pour achever un repas.
Un feu d’artifice dans le dedans de ma bouche, du bonheur à l'état brut !




Un bémol ? Oui monsieur 
Pourquoi les livraisons ont elles eut lieu en plein milieu du service ? Quand enfin le pain, les produits frais et autres denrées ont finis leur transhumance vers la chambre froide, c'est le livreur de boissons qui est arrivé. Nous étions près de la porte et le vent en s'engouffrant nous a rapidement rappelé que nous étions encore en février...

 Mais ça c'est juste pour balancer avec toute la satisfaction vécue un peu plus haut... Courez y !


Patrice Demers, Marie-Josée Beaudoin et Marc-André Jetté
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Le Patriarche

Ce 30 décembre est sujet à réjouissances puisque cela fait 10 ans... Déjà !
Alors comme (presque) tous les 30 décembre un resto est choisi et honoré par notre présence.
Cette fois-ci c'est à Québec que ça se passe, il faut découvrir un nouveau lieu, mais en essayant de ne pas trop se ruiner.
C'est sur Le Patriarche que nous jetons notre dévolu, bien situé au coeur de la ville, au coin des rues Saint Jean et Saint Stanislas.
L'accueil est chaleureux, nous laissons nos manteaux et montons à l'étage. Lumières tamisées, belles tables, vaisselle et couverts de belle facture.
La thématique des trilogies est originale et fort bien réalisée. J'ai vraiment aimé tout ce qui est passé devant moi, la nourriture était parfaite, le service à la hauteur.

Mais...
Qui diable a fait la décoration de Noël ? La décoration tout court d'ailleurs !
Je ne peux pas croire que dans un restaurant de cette catégorie il puisse y avoir un bouquet de fausses fleurs poussiéreuses engoncé dans un vase vieillot au fond de gélatine. La moquette sombre et triste doit cacher un sublime plancher de bois franc, les cadres des portes et fenêtre devraient être repeints de blanc plutôt que ce marron d'un autre temps. Voilà pour la déco.
Ensuite nous aurions aimé, comme dans la plupart des grands restaurants avoir une option accord mets&vins. Dommage.
Et pour finir le café... L'industriel et sans âme Starbucks propose un meilleur expresso que celui que j'ai du avaler pour clore ce merveilleux repas. Même le Mike's au coin de ma rue possède une machine Nespresso !
Cela peut sembler futile de se plaindre d'une toute petite tasse de rien du tout, mais finir sur un goût aussi amer m'a vraiment déçu.
Ceci est un message : INVESTISSEZ DANS DU BON CAFÉ !

Pour conclure.
Je vous conseille vivement ce restaurant, et je vous implore à genoux de prendre un thé à la fin de vos agapes (à moins que mon message ai été pris en compte...).

Photos : Le Patriarche
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