Eh bien voilà !
Le temps béni des Bredle est enfin revenu.
La cuisine s'est muée en sanctuaire jalousement gardé, territoire sacré interdit à tout profane — hormis, peut-être, celui qui lave la vaisselle. La grande valse des pâtes peut commencer.
La farine deviendra ma douce dépendance, les épices tisseront dans l'air leurs parfums envoûtants, et le four, fidèle compagnon, dispensera sa chaleur bienheureuse là où le radiateur abdique.
Sonneries de minuterie, bouillonnements de sirop, lents bronzages sous la voûte dorée — on enfourne, on défourne, on recommence.
Ils sèchent en silence sur leur grille, se parent de sucre comme d'un manteau d'hiver, s'empilent, se blottissent les uns contre les autres, et disparaissent sagement dans leurs boîtes.
Là, patiemment, ils attendent leur heure de gloire — nichés au fond d'un sac scellé et étiqueté, entourés de leurs semblables, prêts à porter un peu de douceur là où on les accueillera.
Vive les Bredeles!
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